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Bonjour,

Je vous ai fait la traduction (aidée par DeepL) de l'article publié par Italo ici:
https://blog.documentfoundation.org/blog/2026/04/05/lets-put-an-end-to-the-speculation/

Mettons fin aux spéculations

Idéalement, nous aurions préféré éviter cet article. Cependant, les articles et commentaires publiés en réponse aux publications partiales de Collabora et de Michael Meeks nous obligent à fournir ces informations de fond sur les événements qui ont conduit à la situation actuelle.

Malheureusement, nous devons repartir de zéro, mais nous essaierons d’être brefs. Le lancement du projet LibreOffice et de The Document Foundation ont été menés avec beaucoup d'enthousiasme par le groupe des fondateurs. Ils étaient animés par un objectif noble, mais aussi par une certaine dose d'insouciance salutaire. Après tout, il était impossible d'imaginer ce qui se passerait après le 28 septembre 2010, date de l'annonce.

À l'époque, personne ne pouvait imaginer que les entreprises qui avaient soutenu OpenOffice.org jusqu'alors créeraient un projet visant à tuer LibreOffice. De plus, pour que le projet soit un succès, il aurait fallu des ressources supérieures à celles dont nous disposions alors, et surtout, une solide expérience en gestion.

Heureusement, le projet a connu une croissance assez rapide. Cependant, les parcours et les opinions divergents des fondateurs ont été à la fois à l’origine de certaines décisions audacieuses – dont beaucoup se sont avérées justes – et de quelques erreurs, qui sont à l’origine de certains des problèmes actuels:

. accorder l'utilisation gratuite de la marque LibreOffice uniquement aux entreprises de l'écosystème, afin de leur permettre de vendre le logiciel dans les boutiques en ligne de Microsoft et d'Apple ;

. attribuer des contrats pour le développement de LibreOffice – nouvelles fonctionnalités, correction de bogues « hérités », etc. – à des entreprises dont les représentants siégeaient au conseil d’administration de la fondation et qui étaient actifs tout au long du processus d’appels d’offres.

Ces deux décisions se sont avérées incorrectes pour des raisons liées à la loi sur les associations à but non lucratif, à laquelle The Document Foundation doit se conformer. Elles enfreignaient la loi elle-même.

Lorsque ce fait a été porté à l’attention du conseil d’administration par les conseillers juridiques de la fondation, les entreprises qui avaient tiré profit de ces erreurs ont cherché à maintenir le statu quo plutôt qu’à trouver une solution. À l'époque – de fin 2021 à mi-2022 – cela aurait pu être règlé rapidement et avec un minimum de difficultés.

Cette attitude a exacerbé les tensions au sein du conseil d’administration, s’ajoutant aux frictions préexistantes qui avaient débuté en 2020 lorsque la majorité du nouveau conseil avait décidé de mettre fin au projet de transfert d’une grande partie des tâches et des actifs de TDF vers une organisation parallèle appelée TDC. Plusieurs problèmes que le CA actuel a dû résoudre découlent d’éléments de ce projet qui avaient été partiellement mis en œuvre.

Les origines de TDC sont controversées. L'une des raisons invoquées pour la création de cette organisation parallèle était la « prétendue inefficacité » de l'équipe de TDF, exprimée par certains administrateurs. Malheureusement, au lieu de remédier au problème supposé par une réorganisation ou une formation, le conseil d'administration a décidé d'en créer un nouveau : une structure parallèle dotée d'une équipe prétendument « hautement efficace » qui mettrait en évidence la prétendue inefficacité de l'équipe de TDF.

TDC a été présentée à la conférence LibreOffice d'Almería en 2019 sans préavis, ce qui a suscité des inquiétudes au sein de l'équipe et de la communauté. C'est en partie par le fait que le projet de cette organisation parallèle prévoyait d'utiliser les ressources financières de TDF comme fonds de démarrage. Cette tentative a causé des dommages irréparables aux relations entre les composantes du projet, et en particulier entre certains membres du conseil d'administration et l'équipe.

Après des années de discussions marquées par des accusations et des reproches, au cours desquelles aucun progrès réel n'a été accompli pour résoudre les problèmes juridiques, les autorités ont demandé un audit dont les résultats ont confirmé qu'il était absolument nécessaire de résoudre ces problèmes pour éviter de perdre le statut d'organisme à but non lucratif, avec des conséquences imprévues.

Malheureusement, la présence au sein du conseil d'administration (CA) de représentants d'entreprises, élus par les employés de ces mêmes entreprises qui sont également membres de la TDF, a entraîné de nouveaux retards dans la recherche d'une solution, qui n'a toujours pas été trouvée.

Heureusement, la mise en place de mesures restrictives – telles que la décision de retirer le statut de membre de TDF aux employés de Collabora – et le gel des appels d'offres, parallèlement à l'introduction d'une politique d'appels d'offres rigoureuse pour le développement, ont abouti à un résultat positif pour le troisième audit. Au moins, le CA a démontré sa volonté de sortir de l'impasse qui persiste depuis 2022.

Le conseil d'administration a également examiné les problèmes de gouvernance du passé et établi des règles claires pour minimiser le risque qu'ils ne se reproduisent à l'avenir. Ces règles sont énoncées dans le Code d'éthique et les devoirs fiduciaires, la Politique sur les conflits d'intérêts mise à jour et le règlement de la communauté.

Bien sûr, si nous pouvions remonter le cours de l'histoire, certains des choix effectués depuis 2010 seraient, espérons-le, différents et personne ne répéterait les erreurs ou les mauvais comportements du passé.

Comme nous l'avons dit au début, nous nous serions volontiers passés de cet article, mais il était nécessaire de rétablir la vérité et d'éviter les spéculations.

TDF se prépare depuis un certain temps à l'annonce de Collabora, en recrutant des développeurs et en explorant de nouvelles opportunités de partenariat afin de répondre à l'intérêt croissant pour LibreOffice sur les environnements de bureau, qui reste une option viable pour de nombreux déploiements, pour le cloud et les appareils mobiles, ainsi que pour l'ODF en tant que format de document privilégié par les gouvernements du monde entier.

Grâce à l'importance croissante des logiciels libres et open source, ainsi qu'aux normes ouvertes pour les formats de documents, les concepts que nous défendons depuis plus de vingt ans ont enfin atteint les institutions politiques et les utilisateurs. The Document Foundation et le projet LibreOffice sont ainsi bien positionnés pour l'avenir.

Sophie
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Sophie Gautier sophi@libreoffice.org
GSM: +33683901545
IRC: soph
Foundation coordinator
The Document Foundation


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