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Bonjour,

J’ai repris le texte en veillant à respecter le fond ainsi que le
registre diplomatique attendu en français, afin de mieux refléter les
nuances du message original.

Vous trouverez ci-dessous une proposition de traduction ajustée.

Cordialement,
Bernard Schœnacker




**Mettons fin aux spéculations**

Nous aurions idéalement préféré éviter de publier ce
billet. Cependant, les articles et commentaires parus en réaction aux
publications biaisées de Collabora et de Michael Meeks nous obligent à
fournir ces éléments de contexte sur les événements qui ont conduit
à la situation actuelle.

Malheureusement, il nous faut repartir du début, mais nous tâcherons
d’être brefs. Le lancement du projet LibreOffice et de The Document
Foundation s’est fait dans un grand enthousiasme de la part du groupe
fondateur. Celui-ci était porté par un noble objectif, mais aussi par
une certaine dose de saine audace. Après tout, il était impossible
d’imaginer ce qui se passerait après le 28 septembre 2010, date
de l’annonce.

À l’époque, personne n’aurait pu envisager que les entreprises
qui soutenaient alors OpenOffice.org créeraient un projet destiné
à contrer LibreOffice. Par ailleurs, si le projet devait réussir, il
exigerait des ressources bien supérieures à celles dont on disposait,
et surtout une solide expérience en matière de gestion.

Heureusement, le projet s’est développé assez rapidement. Cependant,
les origines et les opinions différentes des fondateurs ont été à la
fois à l’origine de décisions audacieuses – dont beaucoup étaient
justes – et de quelques erreurs, qui constituent la racine de certains
des problèmes actuels :

- l’octroi de l’utilisation gratuite de la marque LibreOffice
uniquement aux entreprises de l’écosystème, afin de leur permettre de
vendre le logiciel dans les boutiques en ligne de Microsoft et d’Apple
; - l’attribution de contrats de développement pour LibreOffice
– nouvelles fonctionnalités, correction de bugs « historiques »,
etc. – à des entreprises dont les représentants siégeaient au conseil
d’administration de la fondation et qui étaient actives tout au long
du processus de passation de marché.

Ces deux décisions se sont révélées incorrectes pour des raisons
liées au droit des associations à but non lucratif, auquel The Document
Foundation est soumise. Elles violaient la loi elle-même. Lorsque ce
fait a été porté à la connaissance du conseil d’administration
par les conseillers juridiques de la fondation, les entreprises qui
avaient bénéficié de ces erreurs ont cherché à maintenir le statu
quo plutôt qu’à trouver une solution. À l’époque – de fin 2021
au milieu de 2022 – cela aurait pu être fait rapidement et avec un
minimum de difficultés.

Cette attitude a accru les tensions au sein du conseil d’administration,
s’ajoutant à des frictions préexistantes qui avaient commencé en
2020, lorsque la majorité du nouveau conseil a décidé de mettre fin au
projet de transfert d’une grande partie des tâches et des actifs de
TDF vers une organisation parallèle nommée TDC. Plusieurs problèmes
que le conseil actuel a dû résoudre provenaient d’éléments de ce
projet qui avaient été partiellement mis en œuvre.

Les origines de TDC sont controversées. L’une des raisons
invoquées pour créer cette organisation parallèle était l’«
inefficacité présumée » de l’équipe de TDF, exprimée par certains
administrateurs. Malheureusement, au lieu de traiter le problème supposé
par une réorganisation ou une formation, le conseil d’administration
a choisi de réagir en créant un nouveau problème : une structure
parallèle dotée d’une équipe supposée « hautement efficace » qui
aurait mis en évidence l’inefficacité présumée de l’équipe de TDF.

TDC a été présenté lors de la LibreOffice Conference d’Almería
en 2019 sans avertissement préalable, suscitant des inquiétudes au
sein de l’équipe et de la communauté. Cela tenait en partie au fait
que le projet d’organisation parallèle prévoyait d’utiliser les
ressources financières de TDF comme fonds de démarrage. Cette tentative
a causé des dommages durables aux relations entre les différentes
composantes du projet, et en particulier entre certains membres du
conseil d’administration et l’équipe.

Après des années de discussions marquées par des accusations et
des reproches mutuels, au cours desquelles aucun progrès réel n’a
été accompli pour résoudre les problèmes juridiques, les autorités
ont demandé un audit dont les résultats ont confirmé qu’il était
indispensable de régler ces questions pour éviter la perte du statut
d’association à but non lucratif, avec des conséquences imprévisibles.

Malheureusement, la présence au sein du conseil d’administration de
représentants d’entreprises, élus par des salariés de ces mêmes
entreprises qui sont également membres de TDF, a entraîné des retards
supplémentaires dans la recherche d’une solution, qui n’a pas encore
été trouvée.

Heureusement, l’introduction de mesures restrictives – telles que la
décision de retirer le statut de membre de TDF aux salariés de Collabora
– et le gel des appels d’offres, accompagnés de l’adoption d’une
politique robuste de passation de marchés pour le développement, ont
permis d’obtenir un résultat positif lors du troisième audit. Le
conseil d’administration a au moins démontré sa volonté de sortir
de l’impasse qui perdurait depuis 2022.

Le conseil a également examiné les problèmes de gouvernance du passé
et établi des règles claires afin de minimiser le risque qu’ils
ne se reproduisent à l’avenir. Ces règles figurent dans le Code
d’éthique et de devoirs fiduciaires, la politique actualisée sur
les conflits d’intérêts et les statuts de la communauté.

Bien entendu, si nous pouvions remonter le cours de l’histoire, certains
choix effectués depuis 2010 auraient idéalement été différents,
et personne ne répéterait les erreurs ou les comportements inadéquats
du passé.

Comme nous l’avons dit au début, nous nous serions volontiers passés
de ce billet, mais il était nécessaire de rétablir les faits et
d’éviter les spéculations.

The Document Foundation se prépare depuis un certain temps déjà à
l’annonce de Collabora, en recrutant des développeurs et en explorant
de nouvelles opportunités de partenariats afin de soutenir un intérêt
croissant pour LibreOffice sur le poste de travail – qui reste une
option viable pour de nombreux déploiements –, dans le cloud, sur
mobile, ainsi que pour l’ODF en tant que format de document préféré
des gouvernements du monde entier.

Grâce à l’importance croissante du logiciel libre et open source,
ainsi que des standards ouverts pour les formats de documents, les
concepts que nous défendons depuis plus de vingt ans et qui ont enfin
atteint les institutions politiques et les utilisateurs, The Document
Foundation et le projet LibreOffice sont bien positionnés pour l’avenir.




----- sophi <sophi@libreoffice.org> a écrit :
Bonjour,

Je vous ai fait la traduction (aidée par DeepL) de l'article publié par 
Italo ici:
https://blog.documentfoundation.org/blog/2026/04/05/lets-put-an-end-to-the-speculation/

Mettons fin aux spéculations

Idéalement, nous aurions préféré éviter cet article. Cependant, les 
articles et commentaires publiés en réponse aux publications partiales 
de Collabora et de Michael Meeks nous obligent à fournir ces 
informations de fond sur les événements qui ont conduit à la situation 
actuelle.

Malheureusement, nous devons repartir de zéro, mais nous essaierons 
d’être brefs. Le lancement du projet LibreOffice et de The Document 
Foundation ont été menés avec beaucoup d'enthousiasme par le groupe des 
fondateurs. Ils étaient animés par un objectif noble, mais aussi par une 
certaine dose d'insouciance salutaire. Après tout, il était impossible 
d'imaginer ce qui se passerait après le 28 septembre 2010, date de 
l'annonce.

À l'époque, personne ne pouvait imaginer que les entreprises qui avaient 
soutenu OpenOffice.org jusqu'alors créeraient un projet visant à tuer 
LibreOffice. De plus, pour que le projet soit un succès, il aurait fallu 
des ressources supérieures à celles dont nous disposions alors, et 
surtout, une solide expérience en gestion.

Heureusement, le projet a connu une croissance assez rapide. Cependant, 
les parcours et les opinions divergents des fondateurs ont été à la fois 
à l’origine de certaines décisions audacieuses – dont beaucoup se sont 
avérées justes – et de quelques erreurs, qui sont à l’origine de 
certains des problèmes actuels:

  . accorder l'utilisation gratuite de la marque LibreOffice uniquement 
aux entreprises de l'écosystème, afin de leur permettre de vendre le 
logiciel dans les boutiques en ligne de Microsoft et d'Apple ;

  . attribuer des contrats pour le développement de LibreOffice – 
nouvelles fonctionnalités, correction de bogues « hérités », etc. – à 
des entreprises dont les représentants siégeaient au conseil 
d’administration de la fondation et qui étaient actifs tout au long du 
processus d’appels d’offres.

Ces deux décisions se sont avérées incorrectes pour des raisons liées à 
la loi sur les associations à but non lucratif, à laquelle The Document 
Foundation doit se conformer. Elles enfreignaient la loi elle-même.

Lorsque ce fait a été porté à l’attention du conseil d’administration 
par les conseillers juridiques de la fondation, les entreprises qui 
avaient tiré profit de ces erreurs ont cherché à maintenir le statu quo 
plutôt qu’à trouver une solution. À l'époque – de fin 2021 à mi-2022 – 
cela aurait pu être règlé rapidement et avec un minimum de difficultés.

Cette attitude a exacerbé les tensions au sein du conseil 
d’administration, s’ajoutant aux frictions préexistantes qui avaient 
débuté en 2020 lorsque la majorité du nouveau conseil avait décidé de 
mettre fin au projet de transfert d’une grande partie des tâches et des 
actifs de TDF vers une organisation parallèle appelée TDC. Plusieurs 
problèmes que le CA actuel a dû résoudre découlent d’éléments de ce 
projet qui avaient été partiellement mis en œuvre.

Les origines de TDC sont controversées. L'une des raisons invoquées pour 
la création de cette organisation parallèle était la « prétendue 
inefficacité » de l'équipe de TDF, exprimée par certains 
administrateurs. Malheureusement, au lieu de remédier au problème 
supposé par une réorganisation ou une formation, le conseil 
d'administration a décidé d'en créer un nouveau : une structure 
parallèle dotée d'une équipe prétendument « hautement efficace » qui 
mettrait en évidence la prétendue inefficacité de l'équipe de TDF.

TDC a été présentée à la conférence LibreOffice d'Almería en 2019 sans 
préavis, ce qui a suscité des inquiétudes au sein de l'équipe et de la 
communauté. C'est en partie par le fait que le projet de cette 
organisation parallèle prévoyait d'utiliser les ressources financières 
de TDF comme fonds de démarrage. Cette tentative a causé des dommages 
irréparables aux relations entre les composantes du projet, et en 
particulier entre certains membres du conseil d'administration et l'équipe.

Après des années de discussions marquées par des accusations et des 
reproches, au cours desquelles aucun progrès réel n'a été accompli pour 
résoudre les problèmes juridiques, les autorités ont demandé un audit 
dont les résultats ont confirmé qu'il était absolument nécessaire de 
résoudre ces problèmes pour éviter de perdre le statut d'organisme à but 
non lucratif, avec des conséquences imprévues.

Malheureusement, la présence au sein du conseil d'administration (CA) de 
représentants d'entreprises, élus par les employés de ces mêmes 
entreprises qui sont également membres de la TDF, a entraîné de nouveaux 
retards dans la recherche d'une solution, qui n'a toujours pas été trouvée.

Heureusement, la mise en place de mesures restrictives – telles que la 
décision de retirer le statut de membre de TDF aux employés de Collabora 
– et le gel des appels d'offres, parallèlement à l'introduction d'une 
politique d'appels d'offres rigoureuse pour le développement, ont abouti 
à un résultat positif pour le troisième audit. Au moins, le CA a 
démontré sa volonté de sortir de l'impasse qui persiste depuis 2022.

Le conseil d'administration a également examiné les problèmes de 
gouvernance du passé et établi des règles claires pour minimiser le 
risque qu'ils ne se reproduisent à l'avenir. Ces règles sont énoncées 
dans le Code d'éthique et les devoirs fiduciaires, la Politique sur les 
conflits d'intérêts mise à jour et le règlement de la communauté.

Bien sûr, si nous pouvions remonter le cours de l'histoire, certains des 
choix effectués depuis 2010 seraient, espérons-le, différents et 
personne ne répéterait les erreurs ou les mauvais comportements du passé.

Comme nous l'avons dit au début, nous nous serions volontiers passés de 
cet article, mais il était nécessaire de rétablir la vérité et d'éviter 
les spéculations.

TDF se prépare depuis un certain temps à l'annonce de Collabora, en 
recrutant des développeurs et en explorant de nouvelles opportunités de 
partenariat afin de répondre à l'intérêt croissant pour LibreOffice sur 
les environnements de bureau, qui reste une option viable pour de 
nombreux déploiements, pour le cloud et les appareils mobiles, ainsi que 
pour l'ODF en tant que format de document privilégié par les 
gouvernements du monde entier.

Grâce à l'importance croissante des logiciels libres et open source, 
ainsi qu'aux normes ouvertes pour les formats de documents, les concepts 
que nous défendons depuis plus de vingt ans ont enfin atteint les 
institutions politiques et les utilisateurs. The Document Foundation et 
le projet LibreOffice sont ainsi bien positionnés pour l'avenir.

Sophie
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Sophie Gautier sophi@libreoffice.org
GSM: +33683901545
IRC: soph
Foundation coordinator
The Document Foundation


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