Quelques points de clarification :
XML éditable “facilement”
Oui, le XML est éditable quand on sait exactement que corriger.
Dans les faits, sur des documents complexes, le volume, la verbosité, les styles automatiques
générés et les ruptures d’héritage rendent cette édition :
non réaliste à grande échelle,
non sécurisée (absence de validation métier),
non exploitable par une équipe non spécialisée.
Il ne s’agit pas d’un cas ponctuel, mais d’un phénomène récurrent sur des documents ayant une
longue durée de vie.
Séparation fond / forme : théorie vs pratique
En pratique, Writer :
génère massivement des styles automatiques,
casse les héritages lors de modifications ou de conversions,
introduit des artefacts invisibles tant qu’on reste dans l’interface graphique.
La structure logique réelle du document devient alors opaque hors de Writer, ce qui limite toute
approche outillée externe (diff, audit structurel, traduction incrémentale).
Cycle de vie documentaire
Mon constat concerne une chaîne où :
les corrections ne sont pas traçables finement,
les traductions impliquent des duplications complètes,
les exports PDF figent des problèmes structurels détectables trop tard.
Je suis évidemment d’accord : le PDF est un format d’archive, pas de travail.
Justement : quand l’archive révèle des défauts impossibles à corriger sans retour lourd en amont,
c’est un symptôme de chaîne fragile.
Ce qui n’est pas dit
Je ne dis pas que LibreOffice est “mauvais”, ni que les utilisateurs sont incompétents.
Je dis que pour certains usages (documentation longue durée, multilingue, maintenue
collectivement), la chaîne ODT/Writer montre des limites structurelles, indépendamment de la bonne
volonté des acteurs.
Mon objectif n’est pas polémique mais technique : identifier ce qui permet une maintenance durable,
"diffable", traduisible, auditée dans le temps — et ce qui ne le permet pas, ou difficilement.
Cordialement,
Bernard Schoenacker
----- Ysabeau<ysabeau@libreoffice.org> a écrit :
Le 08/01/2026 à 10:50, Bernard Schoenacker a écrit :
Bonjour,
Les documents produits et maintenus sous LibreOffice Writer / ODT pour
des longs ouvrages, multilingues et évolutifs présentent des limites
structurelles intrinsèques :
ODT est un conteneur ZIP contenant du XML verbeux, non maintenable
humainement.
Oui et non. On peut corriger très facilement des données dans le XML
quand on sait ce que l'on doit corriger.
Le contenu est indissociablement mêlé à la mise en forme.
c'est complètement faux. Le format ODF a été fait dès le départ en vue
d'avoir une séparation complète du fond et de la forme.
La structure réelle (styles, héritages, ancres, TOC) est opaque hors
de Writer.
Les documents analysés montrent une prolifération de styles
automatiques, des héritages rompus et des artefacts liés à des
conversions successives (allemand → anglais → français).
Il ne s’agit pas d’un problème d’usage ou de rigueur utilisateur,
mais d’un problème de format et de chaîne de production.
Le format n'a que peu à voir là-dedans. Et les différentes versions de
LibreOffice améliorent a prise en charge des documents de ce genre.
Impact sur le cycle de vie
Dans une chaîne bureautique classique :
chaque correction est manuelle et non exploitables par "diff" ;
chaque nouvelle version implique une relecture globale ;
chaque traduction nécessite une duplication complète du document ;
chaque export PDF fige des erreurs structurelles invisibles en amont.
Le PDF est un format d'archive pas un format de travail ! Et il garde le
document tel quel à un instant T. Il n'est pas du tout fait pour être
modifié.
Autrement dit, chaque version devient un fork mort.
Si on mélange tout format de travail et format d'archive, on peut
raconter n'importe quoi en effet.
Le PDF n’est pas une source
Le PDF issu de Writer est un artefact final :
non versionnable,
non maintenable,
non traduisible,
révélateur des faiblesses de structure et de hiérarchie typographique.
C'est l'essence du PDF.
Je laisse tomber pour le reste surtout avec un courriel aussi maltraité
sur la forme.
--
Ysabeau
« Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.
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